Résumé du projet
Six associés, un nouveau cabinet, une date d'ouverture : nous avons trouvé le nom, dessiné l'identité et livré un site entièrement rédigé, en douze semaines.
Six associés, une date, et rien d'autre
Platine Avocats est d'abord une décision : six avocats d'affaires qui choisissent de quitter ensemble un cabinet établi pour fonder le leur. Corporate et M&A, fiscalité (avec une vraie spécialité sur les expatriés américains et britanniques), droit social, propriété intellectuelle appliquée aux médias, à la musique et à l'art.
Quand ils nous ont confié le projet, il n'y avait ni nom, ni logo, ni site. Il y avait une date : l'annonce de leur départ à la rentrée, et l'ouverture du cabinet dans la foulée. Tout ce qu'un client verrait le premier jour devait exister avant : un nom, une identité, des cartes, une papeterie, et un site complet, rédigé, en ligne.
Des couleurs assumées, une typographie éditoriale, un site qui bouge. L'enjeu tenait en une ligne : sortir franchement des codes du secteur sans jamais entamer la confiance qu'on accorde à quelqu'un à qui l'on confie une cession, une levée de fonds ou un contentieux.
Un nom choisi ensemble
Avant le site, il fallait un nom. Nous l'avons cherché avec les associés, autour de la table, en partant de ce qu'ils voulaient que leurs clients retiennent : un conseil qui ne varie pas, qui tient dans le temps, et une équipe qui préfère l'essentiel à l'effet.
Platine s'est imposé. Le platine ne s'oxyde pas, ne change ni de couleur ni de propriétés avec le temps, et c'est pour cela qu'on en a fait les étalons du mètre et du kilogramme. C'est exactement ce qu'on attend d'un conseil : qu'il vaille encore quelque chose le jour où on le relit. En sourdine, une seconde lecture : la platine des vinyles, qui parle à un cabinet dont une associée accompagne la musique, l'audiovisuel et l'art. Un mot court, en capitales, qui se lit aussi bien à Paris qu'à Londres ou à New York.
Le nom a donné le ton de tout le reste : la matière, le métal, la rareté, et cette idée du brut qu'on travaille jusqu'à l'essentiel, qui est devenue la première baseline du cabinet.

Une identité de métal chaud
Le logotype tient en deux mots : PLATINE en capitales serif, AVOCATS en retrait dessous, plus petit et plus espacé. Quatre déclinaisons de couleur, pensées pour chaque support : encre sur clair, chrome sur encre, terracotta sur sable, sable sur terracotta.
La palette part d'une couleur rare dans le secteur : un terracotta franc, dominant. Autour de lui, du sable et de la crème pour la chaleur, de l'ivoire pour respirer, de l'encre pour le texte. Et un chrome, écho métallique du nom, volontairement réservé aux filets et aux reflets.
Une seule famille de caractères, TT Ramillas, un serif à fort contraste décliné en trois voix : un surtitre en capitales très espacées, des titres serrés, un texte courant posé. Pas de deuxième police, pas de sans-serif de dépannage : la marque parle d'une seule voix.
L'imagerie est la partie la plus reconnaissable du projet : les années soixante-dix vues par le cinéma, du grain, une lumière ambrée, un peu de mystère. Trois axes de sourcing, écrits noir sur blanc dans le brandbook pour que le cabinet puisse continuer seul : Matières & objets, Textures & reflets, Scènes & culture. Un téléphone vintage dont l'ombre est devenue l'image signature, des fauteuils de cinéma, une platine vinyle, du verre cannelé. Chaque image passe par le même traitement, même grain, même température, pour qu'elle devienne Platine.
La baseline a suivi la même logique. Au lancement de l'identité, « Du brut à l'essentiel. » ; pour l'ouverture, le cabinet a retenu une formule plus resserrée encore : « Matière d'exigence. »

L'identité ne s'arrête pas à l'écran. Cartes de visite, dont une version métallisée qui joue littéralement sur le nom, papier en-tête, pochettes, gabarits pour les réseaux sociaux, signature mail : chaque objet que le cabinet tend à un client porte la même matière.

Un site qui bouge comme le cabinet
Le site est construit sur Webflow, pour que le cabinet garde la main. L'accueil s'ouvre sur un film de quinze secondes que nous avons monté et étalonné nous-mêmes, à partir de plans choisis pour l'univers du cabinet, sous un PLATINE géant qui se révèle lettre à lettre. Puis une seule phrase : « Cabinet d'avocats d'affaires. Précieux dans le conseil. Solide dans l'action. »

Le menu est un geste à lui seul : cinq pans qui se déroulent depuis le haut, un aplat terracotta qui balaie l'écran, puis les pages qui remontent en cascade. Les domaines d'intervention ne se dévoilent qu'au survol d'« Expertises ». Sur l'accueil, expertises et secteurs au survol d'une ligne, une image suit le curseur pendant que les autres s'effacent en vague.

Chaque domaine et chaque secteur a sa page, rédigée de bout en bout : ce que le cabinet traite, sa manière de l'aborder, les associés à contacter (présentés dans un ordre tiré au sort à chaque visite, pour qu'aucun ne passe toujours en premier), et les publications liées. Les fiches des associés mènent directement à une prise de rendez-vous. Les articles ont un sommaire qui se construit tout seul à partir des titres, un auteur relié à sa fiche, et peuvent accueillir une vidéo qui ne se charge qu'au clic. Les actualités se cherchent et se filtrent par domaine et par catégorie.

Ce qui ne se voit pas
Un site d'avocats se juge aussi sur ce qu'on ne remarque pas. Nous y avons passé autant de temps que sur le reste.
- Le cabinet édite tout lui-même. Renommer un domaine ou en ajouter un met à jour le menu, le pied de page et les listes, triés automatiquement, sans toucher une ligne de code.
- Les contrastes ont été mesurés un par un, sur chaque fond, y compris sur les trente images de la vidéo d'accueil, pour que le titre reste lisible sur la plus claire d'entre elles.
- Sur mobile, ou pour qui a demandé moins d'animations, la vidéo n'est tout simplement pas téléchargée : une image fixe prend le relais, et près de trois mégaoctets sont épargnés.
- Les adresses e-mail des associés ne figurent pas dans le code source : elles sont recomposées à l'affichage, hors de portée des robots qui les moissonnent.
- Le bandeau cookies ne charge rien tant que le visiteur n'a pas accepté.
Sept vagues de retours, une seule exigence
Les associés ont relu chaque page. Ils nous ont renvoyé un compte rendu détaillé, puis un deuxième, puis un troisième, et des échanges quotidiens la semaine du lancement : photos d'équipe définitives, nouvelle baseline, film d'accueil retravaillé. Chaque point a été traité, vérifié sur le site en recette, et le plus souvent livré dans la journée.
En ligne, le jour prévu
Le 9 octobre, platine.law ouvre. Le cabinet arrive sur son marché avec un nom qui tient, une identité qu'on ne confond avec aucune autre, et un site qu'il pilote lui-même. Le film de vingt secondes de cette page résume le chemin parcouru, du logotype aux écrans du site.
Découvrez le résultat sur platine.law.



Disponibilité limitée
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